
Fureur
Cette fureur qui fait de toi un animal
Noueux, plus tortueux et plus pétri de haine
Que la confusion torve d’un nœud de
vipères,
N’est pas moins passagère et pas moins
chimérique,
Que la douceur chassée dont c’est même
la mue.
Cette croyance aveugle en la force brutale
Qui voudrait ravager la montagne et la plaine
D’un déni dont le sceau fût parole de
pierre
N’est qu’un délassement, orage
épidermique,
Au flanc de la falaise une envie rabattue.
Cette obsession malade enivrée de scandale
N’est que le hurlement d’un souffle à
court d’haleine
Qui franchit du silence l’épaisse
frontière
En rupture d’amour, qui, péan sporadique,
Usurpe la parole à celle qui s’est tue.
©
par Studio
d'Azy