
Sonnet de l’alcoolique
Illusionné depuis toujours à bannir
La clarté par d’infinies lenteurs je verse
A moitié coincé un verre tergiverse
Hésitant sur la chute ou à
l’éclat de rire.
Deux fois habité par la liqueur qui le hante
L’ambre éborgne l’esprit où
porte l’industrie
Du reflet cristallin la sonnette amuïe
Que ne réveille plus la moindre faux fuyante.
A ne vivre la plénitude se dévide
En surplus que la main balbutiante dérobe
Si caduque promesse de la danaïde
Tant le mensonge rame à s’envoler du globe.
Des beautés renversées que le démenti
croisse
Jusqu’à l’étouffement du
godet qui se froisse.
©
par Studio
d'Azy