
L’arête
Mon être est-il au monde
Pour tordre bras ballants
Son ver parmi la ronde
Pour vider les poissons
De la mer qu’ils avalent
En amont des prisons
Pour compter les arêtes
Et se ronger le frein
A cheval sur les crêtes
Pour sonner l’oliphant
Dans un désert de pierres
En compagnie du vent
Dans la création
Pour combler quelque vide
Pour goûter l’insipide
Au creux des passions
Y creuser une tombe
S’ajouter aux saisons
S’essouffler sur la braise
Et se battre le flanc
Au dos de la falaise
Pour jouer l’innocent
Condamné à l’avance
Mon être est-il absent
©
par Studio
d'Azy