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Marchant


lentement plat des routes
au creux des mains du blême
s'agite et fond un sanglot étiré
scintillant la pupille

aux creux des mains rossignol
posé de guingois enchanté sa trouvaille
s'émerveille mourir
saigne du chant

lentement lentement qu'elle soit dite
petite messe anachronique
dans les champs arbres dans
dans blés pourquoi pas seul un fusil
dans les couleurs lentement si l'on veut
peut-être écoulée un peu désuette cette année

au son du tocsin les sillons
suaire sueur suinte
les amants accouplés dans la trace
pour un petit épanchement

comme un poète qui n'a pas trouvé sa voie
qui n'a jamais qui n'eût jamais trouvé sa voie
qui n'est jamais poète qui ne soit
sinon sa désuétude
éberluée





marchant (deuxième partie)


suaire sueur suinte
aux sillons éperdus que rien n'enchante
ni ne semble froisser d'un geste invisible immense
le plat de main de dieu assourdi d'un silence
en pleine surface
sans revers profondeur rien qui la définisse
à pleine main
rien qui la creuse

suaire sueur suinte
aux sillons éperdus que le vent froisse
rien qui l'enrôle dans la vie qui puisse
lentement lentement descendre la chose
l'enrouler dans l'envie
et nous la fasse parvenir
oublieuse campagne et paresseuse amie




©  par Studio d'Azy